Un prêt sans intérêts pour les primo-accédants

Le prêt à taux zéro (PTZ) est un crédit immobilier sans intérêts ni frais de dossier, financé par l'État, qui vient compléter un prêt principal. Il est réservé aux primo-accédants : les personnes n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale au cours des deux dernières années. Le bien financé doit devenir la résidence principale.

Source officielle : ANIL, agence nationale pour l'information sur le logement.

0 %taux d'intérêt
2 anssans avoir été propriétaire
50 %quotité maximale (neuf, ménages modestes)

L'extension de 2025-2026 : un dispositif élargi

Depuis avril 2025, le PTZ a été étendu au logement neuf sur l'ensemble du territoire (et non plus seulement les zones tendues), jusqu'à fin 2027. Trois catégories de logements sont éligibles :

Type de logementZones éligiblesQuotité max
Appartement neuf (collectif)Toutes zonesjusqu'à 50 %
Maison individuelle neuveToutes zonesjusqu'à 30 %
Ancien avec travaux (≥ 25 % du coût)Zones B2 et Cjusqu'à 40 %

Les conditions de ressources

L'éligibilité dépend du revenu fiscal de référence (N-2), du nombre de personnes dans le foyer et de la zone géographique du bien (A bis, A, B1, B2, C). Plus les revenus sont modestes, plus la quotité finançable est élevée. Les plafonds de ressources ont été revalorisés pour 2026, élargissant l'accès à davantage de ménages.

💡 Le PTZ se cumule, il ne remplace pas

Le PTZ ne finance qu'une partie de l'achat : il complète un prêt immobilier principal et l'apport. Il agit aussi comme un apport aux yeux de la banque, renforçant le dossier. Son montant ne peut pas dépasser celui des autres prêts.

Le différé de remboursement

Avantage clé : selon vos revenus, vous pouvez bénéficier d'un différé de remboursement de 5, 10 ou 15 ans, pendant lequel vous ne remboursez pas le PTZ (uniquement le prêt principal). Cela allège fortement les premières années, souvent les plus tendues budgétairement.

⚠️ Un dispositif qui évolue

Les plafonds, quotités et zones du PTZ sont fixés par décret et peuvent évoluer chaque année avec la loi de finances. Vérifiez les conditions exactes au moment de votre projet sur le simulateur officiel du ministère du Logement, et faites établir une simulation par votre banque.

✏️ Notre analyse

Le PTZ est l'aide à l'accession la plus avantageuse qui existe, un prêt gratuit, ce n'est pas rien, mais il est aussi l'un des dispositifs les plus instables, remanié presque chaque année au gré des lois de finances. L'extension au neuf sur tout le territoire depuis 2025 est une vraie bonne nouvelle pour les primo-accédants, longtemps exclus hors des grandes villes. Notre conseil concret : ne raisonnez jamais sur des chiffres entendus l'année précédente, car zones, quotités et plafonds bougent. Faites établir une simulation à jour par votre banque, qui est seule habilitée à distribuer le PTZ. Et intégrez bien sa logique : le PTZ ne remplace pas l'effort d'apport ni le prêt principal, il les complète et muscle le dossier. Son atout le plus sous-estimé est le différé de remboursement, qui peut alléger les premières années, précisément celles où le budget d'un jeune accédant est le plus tendu. À saisir absolument si vous y êtes éligible : c'est de l'argent que l'État vous prête sans rien vous coûter.

Questions fréquentes

Les primo-accédants, c'est-à-dire les personnes n'ayant pas été propriétaires de leur résidence principale durant les deux dernières années, sous conditions de ressources, pour financer leur résidence principale. Le bien peut être neuf (toutes zones depuis 2025) ou ancien avec travaux en zones B2 et C.

Le montant dépend du type de logement, de la zone et des revenus : la quotité finançable va jusqu'à 50 % pour un appartement neuf occupé par un ménage modeste, 30 % pour une maison neuve, 40 % pour l'ancien avec travaux. Le PTZ ne peut excéder le montant des autres prêts.

Oui. Depuis avril 2025, il est étendu au logement neuf sur tout le territoire (plus seulement les zones tendues), jusqu'à fin 2027, et les plafonds de ressources ont été revalorisés pour 2026, élargissant l'accès à davantage de ménages.

Selon vos revenus, vous pouvez ne pas rembourser le PTZ pendant 5, 10 ou 15 ans (vous ne remboursez alors que le prêt principal). Ce différé allège fortement les premières années de l'emprunt.

Non, il le complète. Le PTZ ne finance qu'une partie de l'achat et vient s'ajouter à un prêt principal et à l'apport. Il agit aussi comme un apport aux yeux de la banque, ce qui renforce le dossier de financement.