Deux enveloppes, deux fiscalités

Le PEA et l'assurance-vie sont les deux grandes enveloppes pour faire fructifier son épargne en France. Tant que vous n'effectuez pas de retrait, aucune des deux n'est imposée. La différence se joue à la sortie, et elle dépend de la durée de détention.

Le PEA après 5 ans

Au-delà de 5 ans de détention, les gains d'un PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu. Seuls restent dus les prélèvements sociaux, dont le taux est passé à 18,6 % au 1er janvier 2026. C'est le cadre le plus avantageux pour investir en actions européennes sur le long terme.

L'assurance-vie après 8 ans

Après 8 ans, l'assurance-vie offre un abattement annuel sur les gains (4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple) ; au-delà, les gains sont imposés à 7,5 % d'impôt sur le revenu, plus les prélèvements sociaux de 17,2 %, l'assurance-vie restant exclue de la hausse de 2026. En contrepartie, elle est bien plus souple et reine de la transmission.

⚠️ Comparaison simplifiée

Ce simulateur suppose des gains de type actions, un retrait après les seuils favorables, l'abattement d'une personne seule et ignore les frais de gestion ainsi que la différence entre fonds euros et unités de compte. Il donne une tendance, pas un chiffre définitif.

✏️ Notre analyse

Opposer PEA et assurance-vie est en partie un faux débat : les deux enveloppes ne servent pas tout à fait le même objectif, et beaucoup d'épargnants ont intérêt à détenir les deux. Notre conviction : pour investir en actions européennes sur le long terme, le PEA est fiscalement imbattable après 5 ans, puisque seuls les prélèvements sociaux s'appliquent. L'assurance-vie, elle, gagne sur la souplesse, la diversité des supports et surtout la transmission, grâce à son cadre successoral avantageux. Le bon réflexe n'est pas de choisir l'une contre l'autre, mais de loger vos actions dans le PEA et d'utiliser l'assurance-vie pour le reste et pour préparer la succession. Attention enfin au taux de prélèvements sociaux : il est passé à 18,6 % pour le PEA en 2026, alors que l'assurance-vie conserve par dérogation le taux de 17,2 %.

Questions fréquentes

Pour investir en actions européennes sur le long terme, le PEA est fiscalement plus avantageux après 5 ans : les gains échappent à l'impôt sur le revenu, seuls les prélèvements sociaux restent dus. L'assurance-vie est plus souple et meilleure pour la transmission. Les deux sont souvent complémentaires plutôt que concurrentes.

Après 5 ans, les gains d'un PEA sont exonérés d'impôt sur le revenu lors d'un retrait. Restent uniquement les prélèvements sociaux, dont le taux est de 18,6 % depuis le 1er janvier 2026. Avant 5 ans, un retrait entraîne en principe la clôture du plan et l'imposition des gains.

Après 8 ans, vous bénéficiez chaque année d'un abattement sur les gains retirés : 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple. Au-delà de cet abattement, les gains sont imposés à 7,5 % d'impôt sur le revenu, auxquels s'ajoutent les prélèvements sociaux.