Le barème kilométrique 2026 (revenus 2025)
Le barème kilométrique permet de déduire les frais d'utilisation de votre véhicule personnel pour vos trajets professionnels, dans le cadre de l'option pour les frais réels. Pour la troisième année consécutive, il n'est pas revalorisé : le barème 2026 est identique à celui de 2024 et 2025, comme le confirme service-public.gouv.fr.
Source officielle : impots.gouv.fr, espace Particulier.
| Puissance fiscale | Jusqu'à 5 000 km | 5 001 à 20 000 km | Au-delà de 20 000 km |
|---|---|---|---|
| 3 CV et moins | d × 0,529 | (d × 0,316) + 1 065 | d × 0,370 |
| 4 CV | d × 0,606 | (d × 0,340) + 1 330 | d × 0,407 |
| 5 CV | d × 0,636 | (d × 0,357) + 1 395 | d × 0,427 |
| 6 CV | d × 0,665 | (d × 0,374) + 1 457 | d × 0,447 |
| 7 CV et plus | d × 0,697 | (d × 0,394) + 1 515 | d × 0,470 |
d = distance parcourue à titre professionnel dans l'année. Les véhicules 100 % électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du montant calculé.
Deux exemples de calcul
4 000 × 0,636 = 2 544 € de frais déductibles. C'est l'exemple officiel donné par l'administration.
(10 000 × 0,357) + 1 395 = 3 570 + 1 395 = 4 965 € de frais déductibles. À comparer à l'abattement forfaitaire de 10 % : si vos frais réels dépassent 10 % de votre salaire, l'option frais réels devient gagnante.
Les conditions à respecter
- Trajet domicile-travail limité : la déduction est limitée à 40 km par trajet (80 km aller-retour), sauf circonstances particulières à justifier (mutation du conjoint, impossibilité de se rapprocher...).
- Un seul aller-retour par jour, sauf contraintes justifiées (horaires atypiques, personne à charge nécessitant une présence).
- Propriété du véhicule : le barème voiture s'applique si vous (ou un membre du foyer fiscal) êtes propriétaire. Pour un véhicule loué, le loyer est inclus dans le barème et ne se déduit pas en plus.
- Justificatifs : conservez agenda, attestation employeur, carte grise. Le kilométrage doit pouvoir être justifié en cas de contrôle.
Ce que couvre (et ne couvre pas) le barème
Le barème intègre déjà la dépréciation du véhicule, l'entretien, les réparations, les pneus, le carburant et l'assurance. Vous pouvez ajouter en plus, pour leur montant réel : les frais de péage, de stationnement professionnel et les intérêts du crédit auto (au prorata de l'usage professionnel).
Comment le barème est construit
Le barème kilométrique ne se résume pas à un tarif unique au kilomètre. Il combine la puissance fiscale du véhicule et trois tranches de distance, avec une part fixe qui s'ajoute dans la tranche intermédiaire.
| Distance annuelle | Mode de calcul |
|---|---|
| Jusqu'à 5 000 km | Distance × tarif au kilomètre |
| De 5 001 à 20 000 km | (Distance × tarif réduit) + montant forfaitaire |
| Au-delà de 20 000 km | Distance × tarif dégressif |
Les véhicules électriques bénéficient d'une majoration de 20 % du montant obtenu. Le barème est revalorisé chaque année : vérifiez toujours celui de l'année de vos revenus.
Cas concret : 8 800 km avec un véhicule de 5 CV
Avec un trajet de 40 km aller-retour sur 220 jours travaillés, la distance annuelle atteint 8 800 km. En appliquant le tarif de la tranche intermédiaire majoré de la part forfaitaire, la déduction ressort autour de 4 300 €. Pour un salaire net imposable de 30 000 €, l'abattement de 10 % n'aurait donné que 3 000 € : l'option frais réels fait gagner 1 300 € de déduction, soit environ 390 € d'impôt en moins dans la tranche à 30 %.
Ce que le barème couvre déjà
Il inclut carburant, entretien, pneumatiques, assurance et dépréciation du véhicule. Vous ne pouvez donc pas ajouter ces postes séparément. En revanche, péages et frais de stationnement liés au travail s'ajoutent, sur justificatifs.
Erreurs fréquentes
- Compter plus d'un aller-retour par jour. Au-delà, il faut justifier de contraintes particulières.
- Retenir une distance supérieure à 40 km par trajet. Au-delà, la déduction doit être motivée par des circonstances précises.
- Ajouter le carburant au barème. Il est déjà compris, l'ajouter expose à un redressement.
- Oublier de réintégrer les remboursements de l'employeur. Ils doivent être déclarés si vous optez pour les frais réels.
Le gel du barème pour la troisième année consécutive est une perte sèche déguisée pour les gros rouleurs : les primes d'assurance ont augmenté de près de 7 % et l'entretien de 6 % sur la période, mais la déduction, elle, n'a pas bougé. Conséquence : le barème sous-compense de plus en plus le coût réel du véhicule. Notre conseil : si vous roulez beaucoup pour le travail, faites le calcul frais réels vs abattement de 10 % chaque année sans exception, avec le gel du barème, le point de bascule se déplace. Et n'oubliez pas les ajouts hors barème (péages, stationnement, intérêts du crédit auto) que la majorité des salariés omettent : sur un gros rouleur francilien, c'est plusieurs centaines d'euros de déduction supplémentaire.
Questions fréquentes
Le barème kilométrique permet d'évaluer vos frais de trajet domicile-travail si vous optez pour les frais réels. Il dépend de la puissance fiscale du véhicule et du nombre de kilomètres parcourus dans l'année. Plus la distance est longue, plus le réel devient avantageux face à l'abattement de 10 %.
L'abattement de 10 % est automatique et sans justificatif. Les frais réels, dont le barème kilométrique, deviennent intéressants quand vos trajets sont longs, en général au-delà d'environ 30 km par jour. Comparez chaque année le total de vos frais réels au montant de l'abattement.
Vous devez pouvoir prouver la réalité des trajets : adresse du domicile et du travail, distance, nombre de jours travaillés, et la puissance fiscale du véhicule. Conservez ces éléments : opter pour les frais réels engage à justifier le calcul en cas de contrôle.